MAISON GACHA

un lieu culturel hybride

Matières et métiers de la main

La Maison Gacha est un lieu culturel hybride situé au coeur de Paris. Elle est dédiée à la préservation et à la valorisation des savoir-faire et des métiers de la main d'Afrique et d'ailleurs. Son champ d'action couvre le patrimoine matériel et immatériel.

La Maison Gacha tient ses racines de la Fondation Jean-Félicien Gacha, située à Bangoulap, au Cameroun. Elle soutient les activités de la Fondation à travers des projets de coopération dans le domaine de l’artisanat, de l’éducation, de la culture, et de la santé. La Maison Gacha conserve une collection particulière d’art africain. Elle abrite un lieu d'expositions et de conférences, ainsi qu'une bibliothèque (sur rendez-vous). Ouverte à la contemporanéité et respectueuse des traditions, elle expose, édite, crée et partage.

Ses missions reposent sur une programmation culturelle in situ et hors-les-murs au travers d’expositions, de conférences, de résidences d’artistes et de workshops. La Maison Gacha collabore avec des artisans et artisanes issus de différents horizons. Elle développe, soutient et encourage la recherche et la création contemporaine. Ces créateurs travaillent la matière dans toutes ses formes : fer, bois, textile, perle, terre. Par ses actions, la Maison Gacha adhère aux principes d’interculturalité et de la diffusion des savoirs.

Exposition

Prochainement

Gonçalo Ivo — Fenêtre sur
l'Afrique

du 20 mars au 9 juillet 2026

L’exposition Gonçalo Ivo - Fenêtre sur l’Afrique s’inscrit dans la pensée d’Édouard Glissant, poète et essayiste martiniquais, pour qui le musée de demain ne doit pas « récapituler » un récit clos, mais inventer sans cesse de nouveaux agencements et de nouvelles relations. Elle devient un espace de circulation des formes, où les peintures et sculptures de l’artiste brésilien dialoguent avec une sélection d’œuvres africaines issues de la collection de la Maison Gacha.
C’est un dialogue institutionnel inédit pour ce peintre né à Rio de Janeiro en 1958. Gonçalo Ivo déploie une abstraction nourrie de l’observation de la nature, de la musique dans toutes ses formes et des cultures rencontrées. Ses toiles et sculptures, mises en résonance avec les œuvres africaines, apparaissent comme des « œuvres-îles », fragments autonomes qui prennent tout leur sens dans un archipel de résonances. Le parcours évoque aussi la force de l’anthropophagie culturelle formulée par Oswald de Andrade : absorber l’autre, consciemment ou non, devient principe de création. Dans les ateliers d’Ivo, pigments, papiers et sons se superposent comme autant de plis, révélant une complexité intérieure.
Les correspondances explorées ne reposent pas sur de simples ressemblances formelles, mais sur des affinités sensibles : textiles kasaï du Congo, étoffes baoulé de Côte d’Ivoire, kenté du Togo ou calebasses bamiléké du Cameroun dialoguent ici avec des toiles contemporaines abstraites, des sculptures totémiques et des compositions géométriques. Présenter ces objets africains autrement permet parallèlement de repenser les catégories et la manière dont l’histoire de l’art a façonné notre regard sur ce patrimoine.
En déplaçant la lecture de l’œuvre d’Ivo vers une culture visuelle ouverte, l’exposition révèle l’artiste non seulement comme un « artiste pour artistes », mais aussi comme un artiste pour poètes. Dans un monde imprévisible, la poésie est nécessaire.

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