Résidence AKAA Portrait

Maya-InèsTouametAKAA

Hilel Ghozzi 25 juin 2026 4 min

Accueillie en résidence à la Maison Gacha, la photographe plasticienne Maya-Inès Touam dévoile trois œuvres inédites nées de notre collection. Elles seront présentées par la galerie Les filles du calvaire lors d'AKAA, du 23 au 25 octobre au Carreau du Temple.

Cette année, la Maison Gacha rejoint AKAA – Also Known As Africa en tant que partenaire premium de sa onzième édition, qui se tiendra du 23 au 25 octobre 2026 au Carreau du Temple, à Paris. Au cœur de ce partenariat, une résidence de création confiée à l'artiste franco-algérienne Maya-Inès Touam, dont la galerie Les filles du calvaire présente un solo show pendant la foire.

Née en 1988 à Paris de parents algériens, diplômée des Beaux-Arts de Paris, Maya-Inès Touam construit son travail entre les deux rives de la Méditerranée. Dans ses tableaux photographiques, elle assemble des prises de vue réalisées en studio pour composer des narrations hybrides. Nourrie par ses origines, l'histoire de l'art et les récits postcoloniaux, sa pratique interroge les circulations culturelles, les héritages et les formes de transmission, dans des images où mémoire et fiction se rencontrent.

De sa résidence à la Maison Gacha sont nées trois œuvres inédites. L'artiste y a puisé dans les pièces de la collection, dans ses échanges avec les perlières camerounaises accueillies en juin et dans les récits traditionnels du Cameroun. Elle s'est notamment inspirée de l'histoire des jumelles zouloues Mkabayi et Mmama kaJama, deux sœurs nées d'une même grossesse, dont la naissance et les destins sont liés aux enjeux de succession et de pouvoir au sein de la royauté zouloue. Une manière d'interroger les formes de transgression, les représentations de la maternité et les rapports de pouvoir.

Dans ces compositions architecturées, objets patrimoniaux, fleurs, fruits et éléments rituels dialoguent comme dans une nature morte, genre cher à l'artiste. Savoir-faire vernaculaires, mémoire des objets et transmission des récits s'y croisent, dans cette esthétique du « beau-bizarre » où l'hybridité règne en maître.

En regard, la galerie présente plusieurs esquisses de la série Ready Made, réalisée pour A Magazine Curated By Youssouf Fofana. Maya-Inès Touam y explore les circulations de formes, de motifs et de récits entre l'Afrique du Nord, l'Afrique de l'Ouest et l'Europe, en s'inspirant notamment de chefs comme Mory Sacko, qui réinventent la gastronomie contemporaine avec les ingrédients, les savoir-faire et les épices de leurs pays d'origine.

Ce dialogue se prolongera lors de Femmes du Banquet, une soirée de philanthropie à la croisée de l'art et de la gastronomie, où l'univers de l'artiste rencontrera celui de Mory Sacko. Sous les verrières du Carreau du Temple, une table d'une douzaine de mètres, enrichie de pièces de la collection de la Maison Gacha, accueillera près de trois cents invités, au profit des actions de la Fondation Jean-Félicien Gacha pour la scolarisation des filles et l'autonomisation des femmes au Cameroun.

Rendez-vous du 23 au 25 octobre au Carreau du Temple, sur le stand de la galerie Les filles du calvaire et sur le stand D5 de la Maison Gacha.

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